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Les 14 ministres de l'Environnement du CCME assument la présidence du CCME à tour de rôle pour une période d'un an. L'honorable James Arreak ministre de l'Environnement du Nunavut, est présentement à la barre du Conseil.
RAPPORT DE LA PRÉSIDENTE 2011-2012
Il y a quarante-huit ans de cela, les gouvernements reconnurent que bon nombre des nouveaux défis de la gestion de l'environnement devaient être abordés collectivement. Par conséquent, en 1964, les ministres responsables de l'environnement décidèrent d'établir l'organisme qui deviendrait plus tard le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME).
Pendant l'année qui vient de s'écouler, l'Alberta a eu le privilège d'assumer la présidence du CCME, si bien que j'ai moi-même eu le plaisir d'agir comme présidente du Conseil.
Les défis environnementaux auxquels nous faisons face comme ministres de l'environnement deviennent sans cesse plus gros et plus complexes. Nous sommes devant la nécessité d'agir dans les domaines de l'eau et des changements climatiques, de concilier développement économique et durabilité de l'environnement et de maintenir voire d'améliorer nos compétences comme gestionnaires de l'environnement à une époque marquée par les restrictions budgétaires. À l'heure où les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux redéfinissent la façon dont nous remplissons nos responsabilités respectives, les discussions constructives, la collaboration et l'action concertée n'ont jamais été aussi nécessaires. Le CCME se révèle donc, lui aussi, plus important que jamais.
Il y a deux ans, nous avons mis de l'avant une nouvelle approche pour lutter contre la pollution de l'air au pays. Nous avons établi un programme ambitieux pour élaborer en collaboration les éléments d'un système pancanadien de gestion de la qualité de l'air, qui comprendrait de nouvelles normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA) pour les particules et l'ozone et des exigences de base relatives aux émissions industrielles (EBEI) pour plusieurs secteurs de l'industrie. Nous avons également établi des mécanismes pour lutter contre les sources mobiles de polluants atmosphériques. Un nombre sans précédent de fonctionnaires ont participé à ces travaux, de même que des représentants de l'industrie et d'organismes non gouvernementaux de la santé et de l'environnement. Le plus important, cependant, est que nous avons réalisé ces travaux en collaboration.
L'eau est une priorité pour les Canadiens et demeure une grande préoccupation pour le CCME, qui continue donc de travailler à son plan d'action triennal pour l'eau. Parmi les nombreuses activités actuellement en cours dans ce secteur, mentionnons l'élaboration d'un cadre pour la pérennité des eaux souterraines et de principes pancanadiens sur la gestion intégrée par bassin versant, la préparation d'un guide qui aidera les autorités compétentes à adapter leurs réseaux de surveillance de l'eau à l'évolution du climat ainsi que l'élaboration en continu de recommandations pour la qualité des eaux. En février 2009, les ministres ont adopté la Stratégie pancanadienne sur la gestion des effluents d'eaux usées municipales. Depuis, les gouvernements ont commencé à mettre en œuvre la Stratégie, chacun centrant ses efforts sur ses propres secteurs prioritaires. Une autre étape importante de la mise en œuvre de la Stratégie a été la publication, par le gouvernement fédéral, du Règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées dans la partie II de la Gazette du Canada. Les consultations tenues au cours des deux dernières années sur la forme de ce règlement montrent une fois de plus l'utilité d'une étroite collaboration entre tous les ordres de gouvernement dans les grands projets environnementaux.
Il convient également de mentionner que, pendant l'élaboration de la Stratégie pancanadienne sur la gestion des effluents d'eaux usées municipales, les biosolides municipaux ont été placés parmi les nouvelles priorités du CCME. Au cours des deux dernières années, le CCME a donc élaboré une approche pancanadienne pour la gestion des biosolides municipaux. Comme pour les autres grandes initiatives du CCME, ces travaux ont mis à contribution de nombreux fonctionnaires et ont fait l'objet de consultations avec les intervenants à des étapes clés de l'initiative.
Par ailleurs, le CCME se soucie toujours d'assurer une gestion des matières résiduelles respectueuse de l'environnement au Canada; aussi, les gouvernements continuent-ils de travailler à l'élaboration et à la mise en œuvre de programmes de responsabilité élargie des producteurs, conformément au Plan d'action pancanadien pour la responsabilité élargie des producteurs, approuvé par les ministres en 2009. En outre, comme les ministres se sont montrés particulièrement désireux de réduire la quantité d'emballages au pays, le CCME a travaillé de façon étroite et productive avec des associations industrielles et des sociétés chefs de file de ce secteur pour répondre à leur souhait.
Tout ce travail est fait en grande partie par le personnel de nos ministères respectifs qui se réunissent au sein des différents groupes de travail du CCME. Je souhaite remercier sincèrement tous ces employés pour leur dévouement et leur engagement.
En tant que ministres de l'environnement, nous avons raison d'être fiers de nos réalisations au sein de ce remarquable forum, particulièrement des réalisations qui ont marqué la dernière année, si occupée et si stimulante. Chaque gouvernement contribue à ce succès commun, dont nous profitons tous. J'ai l'espoir et la conviction que tous les gouvernements continueront de soutenir le Conseil et de tirer profit de son travail.
L'honorable Diana McQueen Ministre de l'Environnement et du Développement durable des ressources Alberta
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