Canadian Council of Ministers
of the Environment

Le Conseil canadien des ministres
de l'environnement

Ressources

Mercure

Le mercure est toxique et persistant, et il s’accumule dans les organismes vivants. Il est susceptible d’être transporté sur de longues distances dans l’air et dans l’eau, où il peut s’accumuler dans les aliments consommés tout le long de la chaîne alimentaire. Des micro-organismes présents dans l’eau, dans les milieux humides et dans le sol le convertissent généralement en méthylmercure, qui est hautement toxique. Les humains sont surtout exposés au mercure en consommant du poisson et certaines espèces de gibier. Dans plusieurs régions du Canada, y compris l’Arctique, les niveaux de mercure demeurent élevés dans certaines espèces sauvages, et l’exposition au mercure par la consommation de poisson et de certains gibiers peut poser des risques pour la santé de certains Canadiens.

La pollution au mercure est produite ou propagée :

  • par des sources naturelles, comme les feux de forêt et l’activité volcanique;
  • par des activités humaines, comme l’incinération de déchets, la production d’électricité par des centrales au charbon, la fonte de métaux, la production de clinker ou encore la production, le bris et l’élimination de produits contenant du mercure;
  • dans des réservoirs créés par des barrages.

Les émissions de mercure au Canada ont baissé de plus de 90 % depuis les années 1970, principalement grâce aux importantes réductions observées dans la foulée des mesures mises en place dans le secteur de la fonte et de l’affinage des métaux non ferreux dans les années 1990. Le graphique ci-dessous indique les émissions annuelles de mercure au Canada, par source, de 1990 à 2015.

 

Source : Environnement et Changement climatique Canada, 2017. Inventaire des émissions de polluants atmosphériques.

Malgré ces réductions, les émissions atmosphériques demeurent une source majeure de pollution au mercure au Canada. Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) estime que 97 % du mercure de sources humaines qui s’est déposé au Canada provenait d’autres pays. Le mercure rejeté dans l’air peut y demeurer de 6 à 12 mois, et le vent peut le transporter sur de longues distances. ECCC estime aussi que le Canada a contribué pour 0,2 % aux émissions mondiales de mercure dans l’atmosphère causées par l’activité humaine. Il s’agit de la plus petite contribution, toutes régions du monde confondues.

Le graphique ci-dessous indique les sources de mercure et les endroits au Canada où il s’est déposé en 2015.

 

Source : Environnement et Changement climatique Canada, 2018.

Des mesures visant à réduire les émissions locales et mondiales de mercure aident à améliorer la santé des écosystèmes, de la faune et des Canadiens. Les Canadiens peuvent poser des gestes dans leur vie quotidienne pour réduire les émissions et rejets de mercure, notamment en éliminant de façon appropriée les produits contenant du mercure (p. ex. thermomètres ou ampoules électriques contenant du mercure). Les Canadiens peuvent aussi mieux protéger leur santé en prenant connaissance des lignes directrices et avis sur la consommation de poisson.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux continuent d’effectuer des recherches et de collaborer pour réduire les émissions de mercure. Ensemble, ils ont mis en place plus de 50 mesures réglementaires et non réglementaires de portée nationale et internationale qui visent directement ou indirectement à réduire les émissions de mercure.